Tu sais combien j’aime les paradoxes,
mon Prési-plus-aucune-dent,
à point tel, même, que je t’aime, toi.
Enfin… sans excès.

Encore que,
à bien y réfléchir,
tu n’es pas un paradoxe.
J’hésite plutôt entre l’oxymore et l’antithèse.

Une antithèse de la fonction qui aurait des faux airs de métaphore du monde dans lequel on vit,
toi qui, si bien, met ta foire.
(oui, je suis d’humeur rieuse, ce soir)
Mais en fait d’oxymore, t’es plutôt métonymie, blink blink ;
peut-être même seulement synecdoque.

Enfin, revenons à mon amour des paradoxes.

Ces jours-ci,
l’on parle beaucoup
à raison
de récession.
Puis on glose
et l’on se félicite que la consommation tienne
encore et toujours
le coup.

Le moral des Français.
C’est le grand truc.

Si le Français consomme,
c’est qu’il a le moral,
et puis ça soutient l’économie…
qui, contrairement à ce que le bon père de famille pense,
est l’art des dépenses, et non l’inverse.
L’économie… l’art de claquer le pognon qu’on a pas.

Paradoxe à part.

Et, tiens, justement, mon Empireur de dette publique
sans aucun intérêt, sinon pour les banquiers,
à propos de paradoxe et de consommation,
voilà où je veux en venir :
curieusement,
c’est chaque fois que je vais mal,
que je flippe pour mon boulot,
ma vie sentimentale,
mon avenir qui s’obscurcit…
c’est chaque fois que je vais mal,
que je sors m’acheter une connerie.
Plus je vais mal,
plus je dépense le fric que je n’ai pas
pour me sentir exister.

Alors,
mon chercheur de croissance avec les dents…
tu serais pas en train de nous faire aller mal,
très mal,
de plus en plus mal,
pour qu’on soutienne ta putain de consommation ?
Pour qu’on entretienne, malgré nous, le système ?

Oh la vache !
Plus on va mal, plus tu nous dit que ça va bien,
que ça ira encore mieux,
on est sur la bonne route…
Et nous on consomme pour oublier que tu nous dit de continuer…
Y compris le dimanche…

La consommation a un peu baissé ces dernières semaines, non ?
Les Français verraient donc clair dans ton jeu ?

Pas impossible mon Empireur.
Pas impossible.

Mieux je vais,
Moins j’ai envie que la consommation soutienne ta politique d’exclusion.
La consommation baisse ?
C’est manifestement le moral qui est meilleur !

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