L’Iliade. Chant 20.
Achille est prêt pour la guerre.
Zeus abandonne alors de contrôler tout le combat. Et il « lâche » les autres dieux. Que chacun fasse ce qu’il veut.
Pas sûr que ça facilite la tâche et qu’on arrive aisément à une issue de cette guerre sans fin.
Achille se rue au combat. Enée, le premier, se retrouve face à lui, mais un dieu le dérobe aux traits meurtriers d’Achille.
Hector ensuite semble vouloir affronter Achille, mais Hector fuit aussitôt.
Tout ce chant permet de décrire l’incroyable labyrinthe qui unit les dieux les uns aux autres, et les dieux immortels aux pauvre humains mortels.
Ainsi l’on aura encore de longues descriptions de généalogies, qui justifieront le pouvoir de l’un ou de l’autre… sans qu’aucun dieu ne soit garantie de victoire.
Achille voit se dérober sous ses yeux Enée, puis Hector, mais mille autres troyens feront les frais de sa nouvelle colère.
Les descriptions des combats sont violentes :
« Iphition fond droit sur Achille,
quand, de sa pique, le divin Achille l’atteint en pleine tête.
La tête toute entière est fendue en deux.
L’homme tombe avec fracas. »
et plus loin :
Il le pique à la tempe,
en traversant son casque aux couvre-joues de bronze.
Le casque n’arrête pas la pointe, qui le perce,
furieuse, et brise l’os ;
la cervelle au dedans est toute fracassée :
l’homme est dompté en plein élan. »
Les morts troyens ne se comptent plus.
Les troyens reculent.

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