L’Iliade. Chant 19.
La mère d’Achille revient, à l’aube, avec les armes façonnées par Héphaïstos.
Achille convoque les grecs pour une assemblée.
Achille reconnaît que sa colère n’était pas propice.
« Les grecs se souviendront longtemps sans doute
de la querelle qui nous a, toi et moi, divisés ». dit-il à Agamemnon, qui est venu, toujours blessé, à l’assemblée.
Agamemnon reconnaît son Erreur. L’Erreur est envoyée par les dieux, à tous les coups, chez les grecs. Il propose à nouveau la longue liste des biens qu’il veut donner en gage à Achille. Comme au chant 9. Achille les accepte sans les accepter. « Fais comme tu veux » semble-t-il dire.
Il faut alors se mettre en ordre de bataille.
Achille est prêt à en découdre.
Ulysse, le sage, le fûté, lui, pense qu’il faut d’abord manger (des viandes) avant d’aller au combat. Point de combat le ventre vide.
Et ce chant 19 est une étude entre ces deux points de vue. Partir à jeun, la rage au ventre, ou partir solide, après avoir mangé pour tenir toute la journée…
Personne ne tranche.
On apprête les chevaux…
Achille endosse ses armes. Elles se fondent sur lui comme une soie sur-mesure. Achille et son bouclier brillent comme un astre. Cependant « le jour » est proche pour Achille. « Le jour », pour un grec, c’est le jour où la vie s’arrête. Où la mort surgit, qui tout arrête..

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